Démographie et attractivité
Évolution démographique
Très rapide dans les années 1980 (+2,1 % par an), celui-ci s’est considérablement ralentie dans les années 1990 (+1,0 %), du fait d’une baisse de la natalité mais aussi d’un retournement des flux migratoires.
Dynamique économique et richesse
La Guadeloupe : dans les années 1990, la région française à la plus forte croissance par habitant.
La croissance guadeloupéenne s’est établie en moyenne à +3,4 % entre 1990 et 2000.
La Guadeloupe est également classée seconde région de France pour le niveau de son chômage.
Les différents pôles d’activité
Le secteur primaire : environ 1/3 de la surface totale de l’île est consacrée à l’agriculture, qui est composée essentiellement de cannes à sucre et de bananes commercialisés exclusivement en France et en Union Européenne. 15% de la population active.
Le secteur secondaire : le secteur industriel et artisanal regroupe 9,5 % des entreprises. L’agro-alimentaire reste prédominant dans le secteur puisqu’il représente 37,3 % du total des emplois. Le développement de ce secteur est dû en partie aux usines de transformation des produits locaux et aux industries de biens de consommation. Il emploie 20% de la population active.
- Il existe deux grands pôles industriels : la zone industrielle de Jarry, située près de Pointe-à-Pitre, qui s’étend sur un périmètre total de 300 hectares et regroupe environ 900 établissements et 10 000 salariés et la zone industrielle de Baillif à Basse-Terre, deuxième pôle industriel de l’île.
Le secteur tertiaire : il réunit donc près de 3/4 des emplois (73 %) avec le tourisme, les services (22,6 %), le commerce (13%) et les services non marchands (29 %).
Il emploie 68% de la population active. Le tourisme apparaît comme l’un des secteurs essentiels. Il est essentiellement d’origine métropolitaine (82 %) et se développe très rapidement.
Chômage
Taux de chômage en 1999 : 34.2%, 28.5 % de chômage au sens du BIT au premier trimestre de 2000.
Taux en septembre 2005 en France : 9.8%
La croissance démographique, le passage à une économie duale et l’entrée sur le marché du travail des femmes ont contribué à une croissance de la population active très importante dans les années 1980 (4,2 % par an), qui a fait exploser le chômage. Ce chiffre encore soutenu dans les années 1990 (1,2 %) toutefois plus proche de celui de la création d’emploi, a permis de presque stabiliser le chômage.
En outre, le niveau du chômage est très certainement gonflé par le volume important de l’emploi non déclaré. 13 % environ des emplois ne seraient pas déclarés selon l’INSEE. Il est cependant permis d’être plus optimiste pour les décennies à venir en constatant que les phénomènes démographiques sont arrivés à leur achèvement. Le rythme de croissance de la population active devrait durablement ralentir. On peut donc attendre une liaison plus directe dans l’avenir entre croissance de l’activité et recul du chômage. Les évolutions positives, en terme de chômage, mesurées depuis 1999 pourraient être le signe des conséquences de ce virage démographique.